Le monde du libre vient d’essuyer sa première défaite légale. L’amendement ‘anti-interopérabilité’ du DADVSI vient de passer. Avec la publication de ce décret, l’utilisation d’un logiciel s’appuyant sur un moyen de contournement d’une mesure de protection existante est passible d’une contravention de 4ème classe. Par conséquent on doit en conclure que lire un DVD légalement acheté à la FNAC sur un système d’exploitation libre devient un acte passible d’une amende de 4ème classe (750€) ! Outch.
Source de la nouvelle : stanblog
La validation de cet amendement peut paraître paradoxal. N’est-ce pas nos députés qui seront bientôt équipé en poste Linux ? N’est ce pas ce même gouvernement qui pousse en avant l’adoption d’OpenOffice dans ses administrations ?
En réalité ce comportement s’explique principalement par le cynisme de nos politiques. Ils réalisent très bien le potentiel économique du logiciel libre (et les économies qu’il peut leur faire réaliser) mais non pas compris (ou ne veulent pas comprendre) les enjeux technologiques qui sont derrière. Dans le meilleur des cas certains peuvent comprendre que le libre est une opportunité d’indépendance technologique mais cela s’arrête la.
A mon avis la plupart n’ont même pas compris qu’en validant cet amendement, ils mettent le libre tout entier en péril, et qu’en privant le hacker du droit “d’étudier” ils sapent le fondement même de sa culture. Ce ne serait pas la première fois. Rappelons que ce même gouvernement s’était distingué par son abstentionnisme qui avait faillit aboutir à l’adoption des brevets logiciels en Europe. Bref inutile d’attendre plus de ces godillots.